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(suite page précédente) - le capital de la société est porté de 450 000 francs à la somme considérable pour l'époque de 1 500 000 francs. Les investissements se concrétisent notamment par la participation de la société aux salons internationaux de Madrid en 1907 et de Londres en 1908 avec obtention d'une médaille d'or. Dans les années qui suivent, Delaugère et Clayette se distingue par: - ses recherches dans la réalisation d'un camion correspondant aux besoins des armées; - la concrétisation en 1913 de ses recherches lors des épreuves militaires d'endurance, son camion type LO2 ayant été primé par le Ministère de la guerre; - l'adoptions en 1913 du moteur "Sans soupapes" sous licence Mustad-Fisher. Imposée par la vive concurrence découlant de la taylorisation, la reprise des activités après la Grande guerre se caractérise par une rationalisation de sa production, au détriment de la variété des carrosseries dont la société avait jusqu'alors tiré principalement son prestige, et par l'arrêt de la production de moteurs en 1922 après la création en 1921 d'un moteur 6 cylindres de 21 HP. Ainsi, plus de 300 exemplaires du châssis type V ont été produits entre 1923 et 1925 avec 3 types de carrosseries
(berline, torpédo et boulangère) ne laissant que très peu de place aux variantes à côté de divers types de véhicules fabriqués en moindre grand nombre dont des camions et fourgons. Dans ce contexte, les frères Clayette quittent l'entreprise et Félix Delaugère se trouve contraint dès 1925 de remettre la destinée de son entreprise entre les mains de Panhard et Levassor. La production des Delaugère et Clayette s'arrête en 1926 et les références aux Etablissements Delaugère et Clayette s'effacent progressivement pour disparaître des correspondances à la fin des années trente. Les ouvriers, après avoir pu s'enorgueillir de participer à la fabrication de belles Delaugère et Clayette ayant fait la fierté des Orléanasi puis de voitures originales, telles la "Panoramique", la "Dynamic" et même la "Dynavia" une étonnante voiture dessinées par Louis Bionnier, sont amenés quelques années plus tard à travailler jusqu'en 1973 au profit d'un troisième constructeur, Citroën, ce dernier ayant entre-temps à son tour pris le contrôle de Panhard et Levassor. L'usine est alors démantelée pour laisser la place à un groupe d'immeubles dénommé "Résidence Beaumont", la société Delaugère et Clayette ayant alors été prorogée jusqu'au 30 septembre de l'an..2000 ! En 1978, au travers de la réorganisation des unités de transport de PSA, Delaugère et Clayette sera dissoute par absorption par GEFCO. Au bilan, Delaugère et Clayette dont la carrosserie constituait le métier de base aura produit 20 types de moteurs de 2 à 80 HP dont un sans soupapes, ce en près de 30 ans. Assurément Delaugère est un des rares carrossiers hippomobiles à s'être rapidement adapté à l'évolution des techniques, avec le renfort de Romain et des Clayette, et à s'être durablement distingué par la qualité de sa production jusqu'à ce que la taylorisation mise en oeuvre chez ses principaux concurrents lui soit fatale.
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